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La valeur du travail considérée sous ses aspects sociaux et individuels et la dignité du travailleur plus estimée que le produit de son travail

Posted by dse-et-politique on novembre 29th, 2015

Léon XIII et Pie XI ont enseigné que le travail avait un double caractère. Il est l’expression de la personne humaine. En effet, la personne du travailleur se trouve engagée dans son travail avec tout ce qu’elle est : force physique, musculaire, nerveuse, intelligence, responsabilité d’homme, époux, épouse.

Le travail ne doit pas être assimilé à une marchandise, non plus être considéré comme une force productive au service d’un Etat. Le contraire est synonyme de méconnaitre le caractère personnel du travail. Ces erreurs considèrent le travail comme s’il pouvait être détaché de la personne qui travaille ; Comme s’il n’était pas inhérent à sa personne.

Le travail a ses répercussions sur les conditions de travail parce qu’il est inséparable de la personne et, ce principe s’impose à l’Etat car, il intervient dans la rémunération.

Le deuxième caractère du travail est qu’il est nécessaire. En effet, il est le moyen pour le travailleur de se procurer de ce qui lui est indispensable, pour le faire vivre lui et sa famille.

Au milieu du XIXe siècle, certains socialistes disaient que chaque individu a le droit de réclamer de l’Etat un emploi, encore que, l’Etat a le devoir dans certains cas, de procurer du travail. Mais cela veut dire que dans une société bien organisée tout homme aurait le droit de trouver dans son travail ce qui lui est nécessaire pour vivre une vie humaine.

 

Pour Léon XIII, il y avait un minimum, parlant de la rémunération, au-dessous duquel le salaire est injuste. Il faut donc au travailleur un salaire vital ou un juste salaire.

 

Selon Pie XI,  le salaire vital a trois facteurs.

Les besoins de l’ouvrier sont le premier facteur, c’est-à-dire la subsistance de sa famille et lui-même, avoir des économies qui lui permettront une certaine élévation à un degré d’aisance et de culture, la protection contre les risques naturels, la maladies, la vieillesse et les risques professionnels ; la défense des ouvrières et de leurs salaires en est le deuxième; par exemple si la femme est capable de donner la même prestation de travail, à égalité de rendement, l’ouvrière a droit au même salaire que l’ouvrier ; et le troisième facteur est que le salaire juste survienne au besoin de l’ouvrier et de sa petite famille.

Le travail doit être organisé dans une économie sociale surtout si l’initiative privée est inopérante et insuffisante. En effet, Les pouvoirs publics doivent procurer des emplois en entreprenant des travaux d’utilité générale et en facilitant par des conseils ou d’autres moyens, l’embauche  à ceux qui le cherchent. Ainsi, pour lutter contre le chômage, il faut une collaboration à l’échelle nationale de toutes les bonnes volontés et à l’échelle universelle des peuples et des Etats en vue de rechercher ensemble des solutions.

Enfin, le travail est le moyen que Dieu a offert aux hommes pour coopérer à son œuvre de création et pour construire eux-mêmes tous ensemble une cité terrestre. Le travail est social. C’est un facteur d’unité entre les hommes, et cela fait partie de par sa nature : il les rapproche, les relie les uns aux autres dans l’accomplissement d’une même tâche supérieure, celle de procurer à la société les biens et services qui lui sont utiles ou nécessaires. Le travail est service de l’humanité, étant plus humain, il rapproche de Dieu.

 

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